jeudi 4 janvier 2018

La joie de vivre !

La joie, ce sera le mot clé pour moi et les miens pour cette année (et les suivantes !!). Ces vacances de Noël ont été positives pour les castors (même s’il nous reste une marge de progrès en terme de consommation) et malgré l’inexpugnable routine et des crapauds en mode "test parental activé", nous sommes restés, contre vents et marées ostendais, portés par ce mot : La joie.

Les premiers jours du mois de janvier, lors des vœux, tout le monde se souhaite une bonne année et une bonne santé ! Santé et Bonheur !
Mais très vite, dans la réalité, le rouleau compresseur de la société de consommation reprend son inlassable travail de sape ! Soyons sérieux ! La joie ?! L’amour ?! Ces mots, dans notre société « moderne », sont finalement teintés d’une certaine niaiserie. Et celui qui prône trop ces notions est très rapidement taxé de doux rêveur voire d’utopiste ! 

Et bien tant pis ! Je serai taxé de doux rêveur et d’utopiste ! Car vivre « en joie », c’est MA « bonne résolution » (en existe-t-il de mauvaises ?...) pour cette année 2018 !
Cette résolution, je l’ai prise durant ces vacances en lisant le cadeau de Noël que m’a fait Mme Castor,  le Livre de Frédéric LENOIR, La Puissance de la joie.

Il y a des instants dans la Vie où l’on sait que ça devait être ainsi. Ce livre fait partie de ces moments. 2017 aura été une année de cheminements. Cheminement dans l’action (création et développement de l’association Ter(re)tous Transition, progression vers la sobriété choisie, multiples rencontres et partages avec d’autres personnes engagées…) mais également Cheminement dans la réflexion. Comment re-donner un sens à notre quotidien, à notre vie ? Comment permettre l’adéquation entre ses valeurs et son quotidien dans une société où notre vision n’est pas (mais de plus en plus quand même !) la plus partagée ? 

Certaines réponses à ces questionnements  m’ont été apportées par mes lectures de cette année: se recentrer sur l’essentiel (tant sur le plan matériel que « spirituel »), prendre soin de soi en coupant les liens toxiques qui nous polluent l’existence et en apprenant à s’aimer tel que l’on est, s’ouvrir sur le monde et aimer les autres tels qu’ils sont et non pas tels qu’on voudrait qu’ils soient, s’accorder et être en harmonie au monde qui nous entoure…

L’ouvrage La Puissance de la joie vient, comme un point d’orgue, synthétiser ces mois de réflexions. Au travers un discours volontairement accessible, Frédéric LENOIR aborde ces questions en s’appuyant sur de nombreux auteurs ou figures spirituelles qui ont apporté un raisonnement ou un point de vue sur la joie, le bonheur, l’amour comme Spinoza, Jésus, Nietzche, Pierre Rabhi, Tchouang-tseu, Khalil Gibran…

Par le biais de nombreux exemples l’auteur tente de nous expliquer comment atteindre la « Joie parfaite », celle que rien ne peut entraver, « la joie de vivre ».
Chacun de nous doit effectuer un travail d’introspection libérateur de nos passions mortifères (« déliaison ») qui nous permettra de devenir « pleinement nous-même » nous reliant par là même aux autres, au monde, au cosmos et au divin ("reliaison"). 

Frédéric LENOIR, nous explique que « ce chemin peut nous sembler ardu, difficile, presque inaccessible » mais en réalité, c’est « un cheminement progressif […] La joie parfaite n’est pas une récompense que l’on gagne au terme d’un parcours : c’est une grâce qui nous accompagne tout au long de ce chemin ».

Il nous dit également que ce n’est pas un chemin austère basé sur le renoncement ou le sacrifice : « il ne s’agit ni de renoncer aux plaisirs de la vie ni cesser de désirer, mais d’apporter notre petite pierre, si modeste soit-elle, à la construction d’un monde meilleur ».
Si l’auteur ne cache pas ses propres croyances, vous ne vous serez pas pour autant plongés dans un discours de propagande religieuse et chacun pourra, quelques soient ses propres convictions, trouver plaisir à la lecture de cet ouvrage.

Alors voilà ma résolution de 2018, la seule : Je prends le chemin vers la joie de vivre ! Le chemin vers mon Pierrot Lunaire ! Un chemin fait de rires, de câlins, d’étreintes, de bienveillance, de partage, d’ouverture, de projets, de désirs... Et si vous aussi, cette aventure vous tente, le livre de Frédéric LENOIR pourra certainement vous mettre sur la bonne v(j)oie.


samedi 30 décembre 2017

Noël (raisonné) 2017

Nous nous posons entre deux fêtes (même trois chez nous car un anniversaire s'intercale dans cette folle semaine) pour vous souhaiter un joyeux réveillon de la St Sylvestre, en espérant que Noël a été joyeux pour vous !

(On est fans de la déco de sapin réalisée par notre grand Castor à l'école)

Ah, la joie, sacré programme ! Elle est au cœur de nos lectures et préoccupations.

Chez les castors, nous avons tenté un noël raisonné. Ô, nous n'avons pas été d'exemplaires écolos, nous avons encore une belle marge de progression, mais quelques attentions et efforts notables étaient de rigueur.

Dans les "fails", les "loupés", les "on n'est pas encore prêts", il y a eu :

- un vrai sapin acheté début décembre, parce que ça me tenait  cœur cette année de me poser avec les enfants pour le décorer, de sentir cette odeur végétale typique des fêtes chez nous, de voir les étoiles briller dans les yeux des petits loups. Avec le recul, c'était un achat "réconfort", et au vu du carnage en cette fin de mois (les enfants ont enlevé et remis les décos à peu près 250 fois, ce qui donne un sapin qui ne ressemble absolument à rien!!!!), nous aurions pu garder le mini-sapin en planches de bois de l'an dernier. A noter pour 2018.

lundi 23 octobre 2017

2 jours à la Halle aux sucres / Learning Center Ville Durable

Comme de nombreuses personnes engagées dans la démarche de transition, nous ressentons parfois le besoin de rencontrer des groupes, des associations, des collectifs, des familles, qui œuvrent dans le même sens que nous. Si le mouvement de transition est bel est bien en chemin sur le sol français, il s'agit d'une révolution silencieuse... noyée dans un discours médiatique qui privilégie la surconsommation, les crises, les manèges politiques et la barbarie. Mais, pour citer Loïc, un autre "transitionneur" qui se reconnaîtra, un arbre qui tombe fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse ! Il faut parfois se détourner du vacarme et simplement ouvrir les yeux, changer de lunettes.

C'est un peu par hasard et sans croire vraiment que nous serions acceptés que nous nous sommes inscrits à un workshop organisé par Rob Hopkins au sein de la Halle aux sucres de Dunkerque, en tant que "porteurs de projet de transition", à savoir notre projet associatif "Ter(re)tous Transition". Notre inscription a bien été validée, et nous voici donc arrivés au D-Day, le 20 octobre. D'abord, nous nous familiarisons avec le lieu, la Halle aux sucres, et nous mesurons très vite son caractère exceptionnel : il s'agit d'un magnifique bâtiment, un Learning Center Ville Durable, qui mêle plusieurs espaces et fonctions - centre documentaire, expositions, centre de formation, espace de travail, auditorium....

 
 (L'entrée du bâtiment, vaste rampe encadrée de vitres sur lesquelles sont apposées des citations inspirantes / Exposition "Transitions en action" / Exposition "Villes Durables)

La journée de travail commence ensuite par un déjeuner convivial (et cohérent avec le lieu, façon zéro déchet) avec les autres groupes présents, Rob Hopkins et l'équipe de la Halle aux sucres.  Ambiance typique de ce genre de réunions : pas de hiérarchie, pas de protocole, tout le monde se tutoie et fait connaissance.
Le workshop à proprement parler commence ensuite ! Après un tour de parole pour que chacun présente son projet, ainsi que ses attentes relatives à la journée, plusieurs ateliers interactifs rythment l'après-midi. "Mapping" pour se situer les uns par rapport aux autres, questionnement sur la "santé" de notre projet et sur l'ancienneté de notre engagement. Puis autoformation à partir de cartes disponibles sur Transition France pour faire un retour réflexif sur l'état d'avancement et la cohérence de notre projet et les étapes qu'il nous reste à aborder. L'après-midi s'est terminé par un échange de questions et de pratiques très éclairant, toujours dans la joie et l'optimisme !
Je pense que chacun des participants est reparti avec le cerveau en ébullition !

samedi 14 octobre 2017

Promenade au Bois de Roquelaure


Encore une bien belle balade à faire à quelques minutes en voiture de Béthune ! Le Bois de Roquelaure se situe à Lapugnoy.

Depuis Béthune, empruntez le rond-point St Pry direction Lillers. Au feu tricolore du stade de Lapugnoy, où se trouve un gros ballon de foot décoratif, tournez à gauche puis poursuivez votre route tout droit sur quelques kilomètres. Dans Lapugnoy, un panneau indique "Bois départemental de Roquelaure", suivez-le, vous atterrissez au parking du cimetière où vous pouvez laisser votre véhicule, à quelques mètres du point de départ de plusieurs circuits pédestres.


Nous avons apprécié l'endroit car il est très préservé et respecté des promeneurs. C'est un bois assez "sauvage" (jusque là rien d'anormal, me direz-vous, mais on précise, parce que dans la région, le bois d'Ohlain par exemple n'a plus grand chose de sauvage), les chemins sont recouverts de feuilles, pas de béton !



dimanche 8 octobre 2017

Des graines de de(ux)main(s)

Un an. Ce blog a été créé il y a un an, quasiment jour pour jour ! Dans le but de montrer qu'on n'est pas prisonnier du système de l'hyper-consommation, de l'hyper-gaspillage, si on décide de choisir une autre direction. Dans le but de semer des graines de possible ici et là, en espérant que chacun puisse les semer à son tour.

Il n'y avait pas meilleure période pour établir un parallèle entre ces graines imaginaires semées dans les esprits et les graines bien palpables, c'est-à-dire les semences.

Aujourd'hui, la question des semences est un enjeu majeur de la survie de notre espèce, et pourtant, une infime minorité d'individus ont conscience de cette urgence. Le sujet est vaste et complexe, essayons donc d'en balayer quelques aspects...

Demandez aux jardiniers autour de vous, à vos proches qui ont un potager : combien récupèrent les graines de leurs légumes pour les resemer l'année suivante ? La majorité des gens que nous connaissons achètent chaque année de nouvelles graines pour leur semis ou directement de nouveaux plants à repiquer. 

mercredi 20 septembre 2017

Le plastique, c'est fanta...merdique !

Faites le test, regardez autour de vous dans votre maison, dans votre bureau, dans votre voiture... Il y a du plastique absolument PARTOUT. A tel point qu'on se demande un peu comment les gens faisaient AVANT. 
Alors que la première matière plastique artificielle (le celluloïd) n'a été inventée qu'à la fin du XIXème siècle, que l'utilisation du plastique a véritablement connu un essor à partir des années 1940 (bonjour le formica, le nylon, le silicone, le PET...), on passe presque pour un original quand, en 2017, on achète plutôt des ustensiles en bois ou en métal.

Oui, d'une certaine manière, le plastique a été fantastique car il a permis des évolutions dans de nombreux domaines, de la médecine à l'aéronautique en passant par l'électronique et tant d'autres. Toutefois, le constat concernant le plastique est aujourd'hui consternant.

Voici quelques informations pour essayer de vous expliquer pourquoi on trouve le plastique bien plus merdique que fantastique (on a tenté de vous mettre les liens vers quelques sources).

(superman, désolé mais tu n'es pas à la hauteur...)

Aujourd'hui, le plastique pose de nombreux et sérieux problèmes environnementaux.

Vous avez forcément entendu parler du "septième continent" : ces espèces de tourbillons de déchets plastiques qui se sont amalgamés dans les océans, une gigantesque "soupe de plastique". Bon appétit.
On estime aujourd'hui qu'en 2050, il y aura plus de plastique que de poisson dans l'océan (lire).

dimanche 27 août 2017

Zéro déchet & camping : nos vacances en Dordogne

La rentrée approche à pas de géant et nous n'avons pas encore pris le temps de vous parler des vacances... on va dire que c'est pour faire durer le plaisir !


Chez les castors, les vacances d'été riment avec CAMPING ! Parce qu'on aime profiter du grand air, parce que la vie en tente coupe avec le quotidien (pas beaucoup de confort, mais pas beaucoup de ménage non plus, ahaha !), parce qu'on aime se retrouver en pleine nature et parce qu'on y fait souvent des rencontres.
Le camping est-il compatible avec un mode de vie zéro déchet ? That is the question !!

En 2016, nous avions mis le cap sur l'Auvergne, mais avions laissé le zéro déchet de côté le temps des vacances, cela nous semblait presque trop compliqué d'ajouter ce paramètre dans notre séjour en camping.
Cette année, nous étions bien décidés à faire plus attention, les sacs en tissu et les tup tup étaient du voyage, direction la Dordogne !

Nous avions choisi le camping La Noyeraie, à Groléjac, à une dizaine de km de Sarlat. Il s'agit d'un camping dit "à la ferme" : les propriétaires cultivent et ont des animaux, toutefois c'est un camping tout à fait classique sur les autres plans, format familial (et convivial), sans animation (ça nous va), calme, mini budget, piscine, entretien impeccable. Les poubelles respectent le tri sélectif et un composteur est à disposition.