lundi 23 octobre 2017

2 jours à la Halle aux sucres / Learning Center Ville Durable

Comme de nombreuses personnes engagées dans la démarche de transition, nous ressentons parfois le besoin de rencontrer des groupes, des associations, des collectifs, des familles, qui œuvrent dans le même sens que nous. Si le mouvement de transition est bel est bien en chemin sur le sol français, il s'agit d'une révolution silencieuse... noyée dans un discours médiatique qui privilégie la surconsommation, les crises, les manèges politiques et la barbarie. Mais, pour citer Loïc, un autre "transitionneur" qui se reconnaîtra, un arbre qui tombe fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse ! Il faut parfois se détourner du vacarme et simplement ouvrir les yeux, changer de lunettes.

C'est un peu par hasard et sans croire vraiment que nous serions acceptés que nous nous sommes inscrits à un workshop organisé par Rob Hopkins au sein de la Halle aux sucres de Dunkerque, en tant que "porteurs de projet de transition", à savoir notre projet associatif "Ter(re)tous Transition". Notre inscription a bien été validée, et nous voici donc arrivés au D-Day, le 20 octobre. D'abord, nous nous familiarisons avec le lieu, la Halle aux sucres, et nous mesurons très vite son caractère exceptionnel : il s'agit d'un magnifique bâtiment, un Learning Center Ville Durable, qui mêle plusieurs espaces et fonctions - centre documentaire, expositions, centre de formation, espace de travail, auditorium....

 
 (L'entrée du bâtiment, vaste rampe encadrée de vitres sur lesquelles sont apposées des citations inspirantes / Exposition "Transitions en action" / Exposition "Villes Durables)

La journée de travail commence ensuite par un déjeuner convivial (et cohérent avec le lieu, façon zéro déchet) avec les autres groupes présents, Rob Hopkins et l'équipe de la Halle aux sucres.  Ambiance typique de ce genre de réunions : pas de hiérarchie, pas de protocole, tout le monde se tutoie et fait connaissance.
Le workshop à proprement parler commence ensuite ! Après un tour de parole pour que chacun présente son projet, ainsi que ses attentes relatives à la journée, plusieurs ateliers interactifs rythment l'après-midi. "Mapping" pour se situer les uns par rapport aux autres, questionnement sur la "santé" de notre projet et sur l'ancienneté de notre engagement. Puis autoformation à partir de cartes disponibles sur Transition France pour faire un retour réflexif sur l'état d'avancement et la cohérence de notre projet et les étapes qu'il nous reste à aborder. L'après-midi s'est terminé par un échange de questions et de pratiques très éclairant, toujours dans la joie et l'optimisme !
Je pense que chacun des participants est reparti avec le cerveau en ébullition !

samedi 14 octobre 2017

Promenade au Bois de Roquelaure


Encore une bien belle balade à faire à quelques minutes en voiture de Béthune ! Le Bois de Roquelaure se situe à Lapugnoy.

Depuis Béthune, empruntez le rond-point St Pry direction Lillers. Au feu tricolore du stade de Lapugnoy, où se trouve un gros ballon de foot décoratif, tournez à gauche puis poursuivez votre route tout droit sur quelques kilomètres. Dans Lapugnoy, un panneau indique "Bois départemental de Roquelaure", suivez-le, vous atterrissez au parking du cimetière où vous pouvez laisser votre véhicule, à quelques mètres du point de départ de plusieurs circuits pédestres.


Nous avons apprécié l'endroit car il est très préservé et respecté des promeneurs. C'est un bois assez "sauvage" (jusque là rien d'anormal, me direz-vous, mais on précise, parce que dans la région, le bois d'Ohlain par exemple n'a plus grand chose de sauvage), les chemins sont recouverts de feuilles, pas de béton !



dimanche 8 octobre 2017

Des graines de de(ux)main(s)

Un an. Ce blog a été créé il y a un an, quasiment jour pour jour ! Dans le but de montrer qu'on n'est pas prisonnier du système de l'hyper-consommation, de l'hyper-gaspillage, si on décide de choisir une autre direction. Dans le but de semer des graines de possible ici et là, en espérant que chacun puisse les semer à son tour.

Il n'y avait pas meilleure période pour établir un parallèle entre ces graines imaginaires semées dans les esprits et les graines bien palpables, c'est-à-dire les semences.

Aujourd'hui, la question des semences est un enjeu majeur de la survie de notre espèce, et pourtant, une infime minorité d'individus ont conscience de cette urgence. Le sujet est vaste et complexe, essayons donc d'en balayer quelques aspects...

Demandez aux jardiniers autour de vous, à vos proches qui ont un potager : combien récupèrent les graines de leurs légumes pour les resemer l'année suivante ? La majorité des gens que nous connaissons achètent chaque année de nouvelles graines pour leur semis ou directement de nouveaux plants à repiquer. 

mercredi 20 septembre 2017

Le plastique, c'est fanta...merdique !

Faites le test, regardez autour de vous dans votre maison, dans votre bureau, dans votre voiture... Il y a du plastique absolument PARTOUT. A tel point qu'on se demande un peu comment les gens faisaient AVANT. 
Alors que la première matière plastique artificielle (le celluloïd) n'a été inventée qu'à la fin du XIXème siècle, que l'utilisation du plastique a véritablement connu un essor à partir des années 1940 (bonjour le formica, le nylon, le silicone, le PET...), on passe presque pour un original quand, en 2017, on achète plutôt des ustensiles en bois ou en métal.

Oui, d'une certaine manière, le plastique a été fantastique car il a permis des évolutions dans de nombreux domaines, de la médecine à l'aéronautique en passant par l'électronique et tant d'autres. Toutefois, le constat concernant le plastique est aujourd'hui consternant.

Voici quelques informations pour essayer de vous expliquer pourquoi on trouve le plastique bien plus merdique que fantastique (on a tenté de vous mettre les liens vers quelques sources).

(superman, désolé mais tu n'es pas à la hauteur...)

Aujourd'hui, le plastique pose de nombreux et sérieux problèmes environnementaux.

Vous avez forcément entendu parler du "septième continent" : ces espèces de tourbillons de déchets plastiques qui se sont amalgamés dans les océans, une gigantesque "soupe de plastique". Bon appétit.
On estime aujourd'hui qu'en 2050, il y aura plus de plastique que de poisson dans l'océan (lire).

dimanche 27 août 2017

Zéro déchet & camping : nos vacances en Dordogne

La rentrée approche à pas de géant et nous n'avons pas encore pris le temps de vous parler des vacances... on va dire que c'est pour faire durer le plaisir !


Chez les castors, les vacances d'été riment avec CAMPING ! Parce qu'on aime profiter du grand air, parce que la vie en tente coupe avec le quotidien (pas beaucoup de confort, mais pas beaucoup de ménage non plus, ahaha !), parce qu'on aime se retrouver en pleine nature et parce qu'on y fait souvent des rencontres.
Le camping est-il compatible avec un mode de vie zéro déchet ? That is the question !!

En 2016, nous avions mis le cap sur l'Auvergne, mais avions laissé le zéro déchet de côté le temps des vacances, cela nous semblait presque trop compliqué d'ajouter ce paramètre dans notre séjour en camping.
Cette année, nous étions bien décidés à faire plus attention, les sacs en tissu et les tup tup étaient du voyage, direction la Dordogne !

Nous avions choisi le camping La Noyeraie, à Groléjac, à une dizaine de km de Sarlat. Il s'agit d'un camping dit "à la ferme" : les propriétaires cultivent et ont des animaux, toutefois c'est un camping tout à fait classique sur les autres plans, format familial (et convivial), sans animation (ça nous va), calme, mini budget, piscine, entretien impeccable. Les poubelles respectent le tri sélectif et un composteur est à disposition.

vendredi 25 août 2017

Faire ses conserves de sauce tomate

La sauce tomate en bocal est un aliment que l'on consomme tout au long de l'année chez nous, c'est l'amie des mercredi midis pressés et des pâtes bolo adorées des castors juniors.
La sauce tomate de magasin bio est loin d'être donnée, c'était donc l'un de nos objectifs de l'été 2017 que de faire nos propres conserves de sauce !

L'idéal est bien sûr d'utiliser des tomates bien mûres de votre potager (et ça permet d'écouler les stocks quand elles donnent en abondance), sinon, n'hésitez pas à faire les fins de marchés pour récupérer des tomates un peu abîmées à prix tout doux.
Ici, nous avons utilisé de grosses tomates bien charnues de variétés anciennes bio (très goûtues en comparaison avec les tomates rondes et fades pleines d'eau de supermarché), achetées sur le marché. On vous recommande au passage les légumes des Fermiers Bio, présents notamment sur le marché de Béthune, qui ont aussi un magasin au Hamel, à Beuvry (62).
 (Les enfants n'ont pas manqué de me faire remarquer que ma sauce est...jaune ! Normal, mes tomates étaient multicolores à tendance jaune-orangé...)

Il existe une multitude de recettes, le mieux est encore d'assaisonner le tout à votre goût !

Chez les castors, pour 4 pots de sauce, on a fait cuire :
- un oignon émincé, revenu dans 5 cl d'huile d'olive
- 5 grosses tomates anciennes coupées en dés
- de l'ail des ours, du basilic, de l'origan, du sel, du poivre, de l'ail en poudre, une pointe de curry.

N'hésitez pas à goûter en cours de préparation pour vérifier l'assaisonnement.
Quand les tomates commencent à être bien cuites, vous pouvez donner un petit coup de mixeur pour une texture plus lisse.
Nous avons laissé mijoter 45 minutes dans un faitout à feu doux, sans couvercle. Si la texture est trop liquide à votre goût, laissez mijoter plus longtemps !

Ensuite, nous avons réparti dans des pots propres (type pots à confiture ou pots à conserves), et avons fermé les couvercles. 

Nous avons ensuite déposé les pots dans un grand faitout rempli d'eau (à hauteur des pots) et avons porté à ébullition, pendant une heure, puis laissé refroidir dans l'eau, avant de pouvoir ranger les pots dans le placard !
Normalement, quand ils refroidissent, vous entendez les couvercles faire "clic" (ou "pop"...), c'est le signe que la stérilisation a bien marché.
Maintenant, on a hââââte de goûter.

Nous nous sommes contentés d'une petite fournée pour cette fois, mais si c'est un succès, nous renouvellerons l'expérience pour subsister quelques mois !

NB : si vous avez la flemme de faire des conserves, vous pouvez toujours mettre le tout au congélateur ;)

Eh hop, un pas de plus vers l'autonomie, un pas de moins vers le supermarché !!!

Remarque : On a trouvé des pots à conserve pour petits budgets chez Lidl (oui, on y va ponctuellement, car leur PQ écolo/compostable/biodégradable est à prix mini), la même marque est vendue aussi chez Action en différents formats. 

dimanche 23 juillet 2017

La force du collectif

Vous vous demandez peut-être ce qu'on devient, chez les castors. Il est vrai que les publications se sont espacées, et pourtant... La transition est toujours - et plus que jamais - d'actualité dans notre joyeux foyer.

En réalité, il y a une force qui nous porte depuis plusieurs mois, celle du collectif.

Il y a bien sûr l'association Ter(re)tous Transition, toute fraîche et guillerette, qui nous prend un peu de temps (et c'est tant mieux) et qui couve de nombreux projets enthousiasmants. Si elle existe aujourd'hui, c'est grâce à l'auberge espagnole à laquelle on a invité les habitants de notre quartier en mars : avancer au-delà de la démarche familiale et aller à la rencontre de ses voisins, une action a priori simple (quoique, dans notre société, pas si évidente...) qui a eu un effet boule de neige.

Mais ces dernières semaines ont aussi été riches en rencontres et en invitations. La fête des voisins (merci Marie d'avoir fait le lien entre tout ce petit monde) fut un vrai beau succès humain intergénérationnel. Rencontres, accueil de nouveaux voisins, échanges de recettes, humour, jeux d'enfants, prises de contacts, dégustation d'orties...et puis, qu'est-ce qu'on a ri ! C'est peut-être là le plus important !
(Fête des voisins)

Des rencontres virtuelles se sont concrétisées in real life !